Mythes et réalités

Mythes et réalités

 

MYTHES

REALITES

La violence conjugale est un problème d’ordre privé. Personne ne devrait attaquer la « sainteté » de la famille. Certains actes de violence sont de nature criminelle, qu’ils se passent à l’intérieur ou à l’extérieur du couple. Le fait de croire que la violence conjugale est privée condamne les victimes à rester sous l’emprise de leur agresseur et rend plus difficile l’intervention des autres; ce qui, par conséquent, perpétue la violence. La violence conjugale est un problème d’ordre social important.
Les actes criminels commis dans un contexte conjugal sont un phénomène rare, sinon on en entendrait parler plus souvent. La fréquence des infractions commises est une réalité silencieuse. La honte des victimes à témoigner et la difficulté des services de rendre compte de cas actes ne doivent pas nous faire minimiser leur réalité quotidienne.
Les femmes provoquent. Elles poussent les hommes à la violence. Personne ne cherche ou ne provoque la violence de l’autre. C’est le comportement du conjoint et lui seul qui en est responsable. Personne ne mérite de subir la violence et personne ne la souhaite.
Les femmes victimes de violence aiment cela, sinon elles ne resteraient pas. Les femmes restent auprès de leur conjoint pour des raisons variées et complexes. Elles espèrent changer l’homme qu’elles aiment, croient à ses promesses, se sentent coupables de briser le foyer, ont peur des menaces, n’ont pas les ressources sociales ou économiques pour s’en sortir seules
Aider les femmes violentées ne sert à rien, elles retourneront vers leur conjoint. Le fait de vivre le cycle de la violence à plusieurs reprises rend souvent les femmes violentées ambivalentes, ne sachant plus si elles doivent partir ou rester. Elles partent pour voir si elles peuvent survivre en dehors de ces relations et reviennent pour voir si ces relations peuvent changer. Ce processus évolutif permet aux victimes de finir par résoudre leur situation et sortir du cycle de violence.
Les hommes exerçant de la violence conjugale sont violents dans toutes leurs relations. Les hommes qui sont violents envers leur conjointe ne sont pas nécessairement des individus violents dans leurs relations sociales ou au travail. Souvent, les proches ne veulent pas croire qu’ils utilisent de tels comportements; ils peuvent être charmants et agréables lorsqu’on les côtoie.
Si l’homme suit une thérapie et règle son problème de violence, tout va rentrer dans l’ordre et l’harmonie va revenir au sein du couple. La thérapie porte uniquement sur le problème de violence et ce n’est pas une cure miracle. Les conséquences et les blessures occasionnées par la violence conjugale sur la victime ne s’effacent pas par enchantement. Il est important que la victime se donne des moyens pour panser ses plaies au niveau du corps, du cœur et de l’âme.
L’homme commettant des actes de violence envers sa conjointe a un portrait type. Il est physiquement imposant et parle fort. L’homme commettant des actes de violence envers sa conjointe, c’est monsieur Tout-le-Monde. Il peut provenir de tous les milieux, être médecin ou chômeur, peu scolariser ou très instruit. Il n’y a pas de profil type.
La violence conjugale est une maladie. La violence n’est pas une maladie. C’est un comportement choisi par celui qui l’exerce pour dominer et contrôler l’autre. Il est responsable des gestes qu’il fait, car il poursuit un but : tout contrôler et décider.
L’homme n’est pas le seul responsable de sa violence. Il est responsable à 100 % de ses comportements violents. Il va cependant chercher à rendre sa conjointe responsable de sa violence pour qu’elle ne le quitte pas et ne le dénonce pas.

 

Mythes et réalités

La violence conjugale et intrafamiliale est un problème qui touche uniquement certains groupes et certaines couches de la société

La violence conjugale se retrouve dans toutes les couches de la société, indépendamment de l’âge, de l’origine ethnique, de la scolarité et du niveau socio-économique, du sexe ou encore de l’orientation sexuelle (homo,hétéro,..). Il n’y a pas de caractéristiques particulières. Ce peut être n’importe qui. Une personne qui violente son/sa partenaire peut aussi être un(e) ami(e) charmant(e) ou un(e) collègue agréable en dehors du foyer.

Les auteurs de violence dans le couple ou la famille sont des hommes/femmes violent(e)s dans toutes les sphères de la vie.

Avoir eu des comportements violents à l’égard de son partenaire ou d’un membre de la famille ne veut pas dire que l’on est violent en soi, c’est-à-dire à tout moment et avec n’importe qui, que ce soit en public, sur le lieu de travail ou au domicile. Bien que ces actes et ces attitudes soient inacceptables, il y a également derrière une personne avec une histoire, un vécu, une personnalité, des envies, des besoins et un contexte particulier (de couple, familial) dans lequel ces violences apparaissent.


La violence conjugale et familiale est une perte de contrôle

Au contraire d’une perte de contrôle, la violence a pour but de renforcer le contrôle sur la victime, particulièrement quand l’emprise sur l’autre est mis en danger par un contexte particulier (ex: risque de séparation). Même si la personne qui a exercé de la violence regrette dans l’après-coup et a eu le sentiment que « ça lui échappe », il n’empêche qu’il a fait le choix délibéré de recourir à ce comportement plutôt qu’à un autre plus adéquat et moins nuisible pour l’autre.


Les femmes sont aussi violentes que les hommes dans le contexte conjugal.

Même si les femmes peuvent exercer également de la violence dans leur couple ou dans leur famille, beaucoup plus de femmes que d’hommes sont victimes de violence conjugale. La nature et les conséquences des incidents violents sont plus graves pour les victimes féminines que pour les victimes masculines.

La violence conjugale est un problème d’ordre privé.

La violence conjugale est un problème d’ordre social. C’est un crime condamné par la loi.

La jalousie est une preuve d’amour.

C’est plutôt une preuve que l’auteur de violence manque de confiance en lui et en son/sa partenaire. Lorsqu’elle s’aggrave, la jalousie manifeste une volonté de posséder l’autre. L’auteur de violence considère que son/sa partenaire lui appartient.

L’homicide conjugal est un drame passionnel, un acte de désespoir, un geste d’amour. C’est un acte isolé et désespéré.

L’homicide conjugal est un meurtre, souvent prémédité. Il constitue souvent l’aboutissement d’une longue relation de violence et de domination; il est la pointe de l’iceberg de la violence conjugale.

La violence conjugale est une dispute de ménage.

La dispute de ménage est l’expression d’une mésentente entre deux personnes « égales » qui peut se manifester par la colère ou l’agressivité. La violence conjugale met en scène deux personnes dont le pouvoir est « inégal ». Elle vise à dominer l’autre, à le soumettre, à inspirer la peur.

La violence convient aux victimes, sinon elles quitteraient leur partenaire

Personne n’aime être violenté. Il existe de nombreuses raisons qui empêchent les victimes de quitter leur partenaire. Par exemple, certaines se sentent coupables de la violence qu’elles subissent ou ont peur de ce qui les attend en cas de départ (représailles, manque d’argent, difficulté à trouver un emploi, un logement, etc.). D’autres aiment toujours leur partenaire, veulent croire à ses promesses de changement, ou encore ne veulent pas séparer les enfants de leur père/mère.

Les femmes provoquent souvent les agressions de leur conjoint et elles reçoivent ce qu’elles méritent.

Il n’y a pas de provocation, sinon des événements déclencheurs qui deviennent des « prétextes » à la violence. Si la personne ne supporte pas certains comportements de son ou sa partenaire ou se sent provoqué, il n’a pas pour autant le droit de l’agresser. Le partenaire qui recourt à la violence est totalement responsable de sa manière de réagir aux attitudes de l’autre. Personne ne mérite de subir de la violence.

L’usage d’alcool ou de drogues et le stress sont les principales causes de la violence conjugale ou familiale.

L’alcool ou les drogues ne rendent pas violent. L’usage de ces substances peut amener une personne à exprimer plus rapidement et plus intensément des émotions difficiles à gérer (colère, tristesse,…), déjà présentes à l’intérieur d’elle-même. Cela favorise une levée de l’inhibition et une tolérance plus basse. Beaucoup de personnes consomment ces substances sans avoir jamais recours à la violence et à l’inverse, d’autres exercent des violences sans consommer.

Le conjoint violent a des problèmes psychiatriques.

Un faible pourcentage de conjoints violents a des problèmes psychiatriques. La violence n’est pas une maladie, c’est généralement un comportement choisi qui vise à contrôler et soumettre l’autre. Le partenaire y recourt pour imposer ses vues, résoudre les conflits à son avantage.

Après sa participation à une thérapie, le conjoint violent a réglé son problème de violence.

La thérapie n’est pas un moyen miracle. La thérapie n’est qu’une amorce de changement. Cela dépend de la personne, seule actrice de son propre changement.

Les enfants sont forts. Ils finissent par oublier le traumatisme de l’exposition à la violence conjugale.

Plus de la moitié des enfants exposés à la violence conjugale répondent à tous les critères du syndrome post-traumatique; la majorité des autres enfants présentent des symptômes liés à ce syndrome.

Inspiré d’un article de l’Institut national de santé public du Québec.


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