Type de violence

Définition de la violence conjugale

Violence conjugale

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La violence conjugale est la violence au sein du couple. C’est un processus évolutif au cours duquel un partenaire exerce, dans le cadre d’une relation privilégiée, une domination qui s’exprime par des agressions physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou spirituelles. La violence conjugale a des conséquences importantes pour les victimes ainsi que pour les éventuels enfants du couple.

Sommaire

  • 1 Définition
  • 2 Évolution de la recherche
    • 2.1 Le « mari battu »
    • 2.2 En France : évolution méthodologique
  • 3 Statistiques générales
    • 3.1 Étude de l’OMS
    • 3.2 Afrique
    • 3.3 Amérique du Nord
    • 3.4 Amérique du Sud
    • 3.5 Asie
    • 3.6 Europe
      • 3.6.1 France
    • 3.7 Océanie
  • 4 Homicide conjugal
    • 4.1 Amérique du Nord
    • 4.2 Europe
  • 5 Viol conjugal
  • 6 Violence conjugale selon le sexe
    • 6.1 Amérique du Nord
    • 6.2 Europe
  • 7 Profil psychologique
  • 8 Aides aux victimes
    • 8.1 Prévention
    • 8.2 Porter plainte
    • 8.3 Évolution
  • 9 Évolutions législatives concernant les violences conjugales
    • 9.1 France
  • 10 Notes et références
    • 10.1 Bibliographie
  • 11 Voir aussi
    • 11.1 Articles connexes
    • 11.2 Liens externes

Définition

Les violences conjugales se distinguent des conflits de couple en difficulté. Selon le professeur Henrion pour le ministère de la santé (France, 2001)[1] elles peuvent prendre les formes suivantes :

Évolution de la recherche

Le « mari battu »

Article détaillé : Violence féminine.

En 1977, dans une étude controversée en raisons de problèmes méthodologiques[3], la sociologue américaine Suzanne Steinmetz crée le concept de « mari battu », ultérieurement remplacé par celui d’« homme battu ». Dans une étude de 1980 intitulée Behind Closed Doors. Violence in The American Family (en français, Derrière les portes fermées. Violence dans la famille américaine), comprenant une enquête de victimisation, Murray Arnold Straus, Richard J. Gelles, Suzanne Steinmetz affirment que les femmes commettent la moitié des violences physiques domestiques[réf. souhaitée]. Selon eux, les hommes causent plus de dommages directs aux femmes, mais les femmes qui utilisent des armes peuvent provoquer des blessures très graves. Suzanne Steinmetz a écrit : « Le crime le plus sous-estimé n’est pas la femme battue, mais le mari battu » estimant qu’aux États-Unis, « un homme meurt tous les quatre jours des mains de sa femme qui elle-même subissait des violences »[4].

En France : évolution méthodologique

Depuis les années 2000, plusieurs enquêtes nationales ont tenté de dresser un bilan statistique des violences conjugales en France, les premières ne recensant que les victimes féminines. Une femme sur 10 aurait déclaré être victime de « violences conjugales » selon l’enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (ENVEFF), 2000)[5]).

La méthodologie de cette enquête de victimation a été critiquée, notamment par Marcela Iacub, Hervé Le Bras[6] et Élisabeth Badinter[7]. Première critique : l’enquête additionne des comportements objectivables (violences physiques) et des comportements qui le sont moins (violences psychiques), et viserait à faire ressortir « une véritable organisation politique de l’oppression des femmes par les hommes» plutôt qu’à se poser la question de l’autonomie des femmes, tout en ignorant les interactions et la réciprocité au sein du couple[8]. Deuxième critique : seules des femmes sont interrogées, ce qui par définition enlève toute possibilité d’évaluer le nombre d’hommes violentés. Ces attaques ont eu entre autres des réponses dans Nouvelles Questions Féministes[9] et dans Les temps modernes[10] : pour les auteurs de l’étude, la répétition des pressions psychologiques, critiques, avances non-désirées, même si elle sont moins visibles, constituent un continuum des violences physiques. D’autre part, le refus d’un indicateur global, ainsi qu’une vision de la femme vengeresse tentant de lutter au pénal selon une dichotomie « femme-victime/homme bourreau » traduirait selon eux des « thèses antiféministes ».

Alors qu’au Canada, l’Enquête Sociale générale (ESG) a évalué les victimes des deux sexes dès 1999, en France, c’est seulement en 2007 qu’une évaluation quantitative des hommes violentés a été produite une première fois par l’Observatoire national de la délinquance, soit 110 000.

Statistiques générales

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Étude de l’OMS

Une étude menée par l’Organisation mondiale de la santé, basée sur des interviews de 24 000 personnes dans 10 pays différents, montre que la violence conjugale concerne, suivant les pays, entre 15 et 70 % des femmes interrogées[11]. Cette étude ne porte que sur les violences faites aux femmes dans le cadre domestiques.

Afrique

En Éthiopie[12], 71 % des femmes ayant déjà eu un partenaire avaient été confrontées à des violences physiques ou sexuelles, ou les deux à la fois au cours de leur vie, dont 35 % à des violences physiques graves. Au cours des 12 mois précédent l’étude, 53 % de ces femmes avaient subi l’un au moins de ces deux formes de violence.

En Namibie[13], le nombre de victimes de l’une ou deux de ces formes de violence s’élevait à 36 %, dont 20 % au cours des 12 derniers mois.

En Tanzanie, ces chiffres étaient respectivement de 41 % dont 22 % au cours des 12 derniers mois.

Amérique du Nord

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Amérique du Sud

Au Brésil, en environnement rural, les chiffres étaient de 36 % et 15 %. En environnement urbain, ces chiffres étaient de 29 % et 9 %. Au Pérou, en environnement rural, les chiffres étaient de 69 % et 34 %. En environnement urbain, ces chiffres étaient de 51 % et 19 %.

Asie

Au Japon, en environnement urbain, ces chiffres étaient respectivement de 15 % et 4 %. Au Bengla Desh, en environnement rural, ces chiffres étaient respectivement de 62 % et 32 % et de 54 % et 30 % en milieu rural.

Europe

France

Pour l’année 2008, les violences conjugales se chiffrent à 85 000 faits constatés par les services de police et de gendarmerie, d’après l’Observatoire national de la délinquance[14]. Cette étude précise qu’il ne faut pas confondre déclarations recensées via un dépôt de plainte, la totalité des victimes ne portant pas plainte. C’est particulièrement le cas des hommes, pour lesquels presque aucune plainte n’est recensé en 2008, et qu’en 2007, les cas de violence constatés[15] s’élevaient à 13 862 faits, dont 16,7 % touchaient des hommes. Les chiffres de plaintes sont donc croisés avec des enquêtes sociologiques, et font apparaître, toujours d’après ce rapport, 127 000 cas de violences conjugales déclarés par les hommes, contre 410 000 pour les femmes.

Enfin, selon une étude commandée par le ministère de la parité [16], le coût financier global des violences conjugales en France se chiffrerait, pour l’année 2006, à 1 milliard d’euros (coûts de santé, police-justice, logement-prestations sociales, humains, perte de production domestique).

Océanie

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Homicide conjugal

Amérique du Nord

Les homicides entre conjoints représentent environ 20 % des homicides au Canada[réf. nécessaire], les trois quarts des victimes étant des femmes (soit 12 % des homicides).

Une étude aux États-Unis[réf. nécessaire] a montré que dans les homicides conjugaux, il y avait autant de victimes masculines (maricide) que féminines (uxoricide), et que dans 60 % des morts masculins, la femme se défendait de la violence de son mari.

Europe

En France a été publiée en 2006, par l’Observatoire National de la Délinquance, une étude sur « les éléments de mesures des violences conjugales ». Il a été dénombré, pour l’année 2004, 25 hommes et 162 femmes tués par un conjoint ou un concubin[14].

Une étude, menée par la délégation aux victimes du ministère de l’intérieur et rendue public en 2008 par le secrétariat d’État à la solidarité, dénombre, pour l’année 2007, que 192 homicides ont été commis au sein du couple, dont 86 % des victimes étaient des femmes. Cette étude a mis en exergue que:

  • En 2007 l’incidence de l’homicide conjugal sur la population générale en France a été de l’ordre de 0,0005 % pour une femme et de l’ordre de 0,0001 % pour un homme
  • la majorité des homicides ont lieu dans les couples dont la situation matrimoniale est établie.
  • la séparation est le mobile principal du passage à l’acte (35 %).
  • cette violence s’exerçant dans le cadre familial entraîne des victimes collatérales. Ainsi un jeune enfant a été tué par son père en même temps que sa mère.
  • bien que cette violence touche tous les milieux sociaux, les faits ont été perpétrés le plus fréquemment dans des couples où l’un voire les deux partenaires ne travaillent pas ou plus[17]. [réf. insuffisante]

Selon l’Étude nationale sur les décès au sein du couple, menée par la délégation aux victimes du ministère de l’intérieur, 146 femmes et 28 hommes ont été tués en 2010 par leur compagnon ou compagne[18]. Ainsi:

  • 18 % de toutes les morts violentes recensées en France et dans lesquelles l’auteur a été identifié ont eu lieu dans le cadre du couple.
  • 35 % des crimes conjugaux sont liés à la séparation (commission par des « ex » ou séparation en cours)
  • 34 % des auteurs d’homicides, uniquement masculins, se sont suicidés après leur acte.
  • 20 % des homicides sont commis sous l’emprise de l’alcool ou de produits stupéfiants.
  • En France une femme a une probabilité de mourir sous les coups de son compagnon de l’ordre de 0,0005 %, soit un décès tous les 2.5 jours.
  • En France un homme a une probabilité de mourir sous les coups de sa compagne de l’ordre de 0,0001 % soit un décès tous les 13 jours.

Viol conjugal

Article connexe : Viol.

Le viol conjugal est un viol exercé par un conjoint sur un autre.

Certains États ne considèrent pas que le viol puisse exister entre époux. Alors que certaines civilisations ou religions considèrent que la femme doit être soumise sexuellement à son époux, la législation ou la jurisprudence de certains pays admettent l’accusation de viol d’une femme par son mari, voire de l’inverse.

En 2006, l’ONU a estimé que le viol entre époux pourrait être poursuivi dans au moins 104 États (dans 4 de ces pays, le viol conjugal peut être poursuivi seulement si les époux étaient séparés)[19].

En France, le viol entre conjoints est condamnable depuis 1992.

Violence conjugale selon le sexe

Amérique du Nord

Plusieurs enquêtes de victimation vont dans le sens de l’équivalence quantitative des violences conjugales. Pour le Canada, c’est le cas de l’ESG, menée en 1999[20] et en 2004[21].

Europe

Tableau récapitulatif des enquêtes de l’ONDRP concernant le sexe des victimes
% d’hommes victimes sur l’ensemble de la pop° masc. % de femmes victimes sur l’ensemble de la pop° fem. Équivalent population hommes Équivalent population femmes
2005-2006 0,7 1,8 120 000 450 000
2009 0,4 0,9 78 000 208 000

En France,la première enquête Cadre de vie et sécurité de l’ONDRP, portant sur les années 2005-2006 et publiée en 2007, évalue à 0,7 % la proportion d’hommes violentés( soit 120 000 personnes en équivalent population) contre 1,8 % de femmes violentées (soit 450000). Et, pour 2009 (une seule année), 0,4 % des hommes ont été violentés soit 78 000 et 0,9 % des femmes soit 208 000[22]. Selon ces enquêtes, les femmes représentent donc les trois quarts des personnes violentées et les hommes un quart (27,2 % en 2009).

Si l’on s’en tient aux seule violences psychiques, l’enquête française BVA/L’Express[23] de juin 2005, posant à des hommes les mêmes questions que celles posées à des femmes par l’enquête ENVEFF, aboutit aux mêmes résultats.

En ce qui concerne les homicides les décès touchent les femmes dans 86 % des cas, et les hommes dans 14 % des cas selon l’enquête BVA/L’Express. [réf. souhaitée]

Selon des associations de défense des droits des pères comme SOS-Papa, un certain nombre de violences perpétrées contre les pères par les mères dans les couples en situation de divorce ne sont pas comptabilisées comme « violences conjugales » physiques. Il s’agirait notamment des fausses accusations de violences physiques ou sexuelles à l’encontre des enfants, du délit de non-représentation des enfants très peu sanctionné en France lorsqu’il est le fait d’une mère[réf. nécessaire], de l’aliénation parentale des enfants, des déménagements à longue distance rendant difficiles le droit de visite du père[24]

En Suisse une enquête d’enseignants de l’Institut de la famille de Fribourg, Guy Bodenmann et Barbara Gabriel, en 2002[25] aboutit à une relative équivalence quantitative : de 1 à 2 % de victimes pour chaque sexe durant l’année précédant l’enquête.

Profil psychologique

Les femmes subissent en majorité les violences au sein du couple (violences psychologiques, verbales, contraintes économiques, agressions physiques et violences sexuelles). Selon le rapport du Dr Coutanceau (Ministère de la cohésion sociale—2006), elles sont victimes d’hommes immatures, égocentrés ou présentant de graves troubles de la personnalité (« On reconnaîtra ici les dynamiques paranoïaques ou les aspects mégalomaniaques, privilégiant l’emprise dans leur approche de l’autre. ») Pour certains, la violence est la réponse « normale » à ce qu’ils considèrent comme un « refus d’obéissance », ils ont vu leur père frapper leur mère, ont une tolérance minimale à la frustration, ne savent régler autrement les conflits et trouvent donc naturel de frapper leur compagne[26].

Très souvent les femmes n’osent pas dénoncer cette violence de peur de représailles sur les enfants du couple: elles se sentent coupables et responsables de l’échec du couple et de la situation de violence. Elles ont aussi peur de se retrouver sans ressources, si elles ne sont pas indépendantes financièrement. Tous ces éléments font que cette situation perdure, malgré des prises en charges sociales et des démarches auprès des forces de l’ordre.

Outre les violences physiques, demeurent les violences morales, privation de libertés (enfermement, séquestration, etc.), privation d’autonomie (confiscation de revenu, de véhicule, etc.), volonté d’aliénation (aliénation économique, administrative, etc.), etc.

Il est notable de constater que la violence conjugale touche tous les milieux sociaux-culturels, y compris les plus favorisés intellectuellement comme le montre l’affaire Marie Trintignant-Bertrand Cantat.

Aides aux victimes

Prévention

Lutte contre les violences domestiques au Massachusetts

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Il faut distinguer entre les actions de court terme en période de conflit aigu et la prévention de fond.

  • La prévention de fond va recommander la panoplie de démarches de bons sens ou ajustées par la psychologie qui contribue à la santé relationnelle du couple.
  • Les précautions en période de tensions entre partenaires suggèrent notamment la médiation, l’éloignement temporaire des partenaires, la résolution des autres aspects aigus dans la vie du couple ou des individus. La thérapie de couple peut permettre d’identifier les causes de l’emballement relationnel qui débouche sur des violences psychologiques ou physiques. Les approches sont multiples : Analyse transactionnelle, communication non-violente, approche comportementaliste, etc.

Depuis 1997, des associations ont axé leurs actions sur l’accompagnement des auteurs de violence conjugale, en complément des actions judiciaires et de l’aide aux victimes, considérant qu’une prise en charge spécifique était nécessaire afin de tenter de diminuer les cas de récidive. Le premier des freins à vaincre est la reconnaissance par l’auteur de violence de la réalité des faits, et de sa propre responsabilité, même si cette responsabilité peut être éclairée par des événements ou représentations acquises dès l’enfance[27]. La Wallonie et le Québec ont collaboré sur ce point et mis en place une approche commune[28]


Porter plainte

Selon l’enquête de l’ONDRP française, 7,6 % des femmes violentées par leur conjoint en 2005-2006 ont porté plainte contre lui ; la proportion d’hommes violentés ayant porté plainte était trop faible pour être comptabilisée.

On constate que très peu de victimes portent plainte.

Selon les associations d’aides aux hommes battus, ces derniers font face à des difficultés spécifiques lorsqu’ils veulent porter plainte : les services d’aide, comme le numéro d’appel d’urgence français 3919, sont officiellement présentés comme réservés aux femmes; ils ont peur de ne pas être crus ou d’être ridicules; ils craignent de subir une plainte reconventionnelle de la part de leur conjointe à laquelle sera accordée une bien plus grande crédibilité; ils craignent de provoquer une séparation conflictuelle, qui impliquerait la perte de contact avec leurs enfants, dont la mère a toutes les chances d’obtenir la résidence principale[24] .

Évolution

L’idée des refuges pour femmes battues s’est développée, au départ, à travers toute l’Europe dans les années 1960 et 1970 :

  • À Londres, Erin Pizzey, journaliste et écrivain, ouvre le premier refuge pour femmes battues en 1971
  • En Belgique, le premier collectif pour femmes battues ouvrit ses portes en 1977 à Bruxelles[29].
  • En France, le premier foyer pour femmes battues, « Flora Tristan », ouvre en 1975.
  • En France, en 2009, l’association « SOS Hommes Battus » ouvre à Montrouge

Mais, en dépit de ces actions pionnières, la réalité de ces violences n’est pas mieux perçue. La multiplication des centres d’écoute ou d’accueils spécialisés n’aura lieu, avec l’attribution de subventions publiques (afin de continuer, au mieux, à mener leurs actions d’aides et de préventions), qu’à la fin des années 1980[30].

Dorénavant, les victimes bénéficient d’un accompagnement spécialisé. Qui par différents moyens (écoute téléphonique, accueil, aide administrative et sociale, espace de parole pour les victimes, hébergement pour femmes, …), aident les victimes à (re)trouver le respect d’elles-mêmes et à reprendre le pouvoir sur leur vie[31].

Il faudra attendre 1986 pour que « Viols-femmes-informations », première permanence téléphonique du Collectif féministe contre le viol, voie le jour.

Évolutions législatives concernant les violences conjugales

France

  • 1975 : Création du premier foyer Flora-Tristan pour femmes battues à Clichy
  • 1980 : La loi précise que « tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte ou surprise, est un viol »
  • 1990 : La Cour de cassation reconnaît le viol entre époux. Les associations qui luttent contre les violences familiales peuvent se porter partie civile.
  • 1991 : Une écoute téléphonique, Femmes Info Service (01 40 33 80 60), est créée pour assister les victimes de violences conjugales.
  • 1994 : Le Code pénal reconnaît comme circonstances aggravantes les violences commises par un conjoint ou un concubin et renforce la peine de réclusion criminelle pour viol.
  • 2002 : La loi sur la présomption d’innocence renforce les droits des victimes de violences.
  • 2005 : Le juge peut statuer sur la résidence séparée en cas violence au conjoint ou aux enfants les mettant en danger ces victimes, en attribuant aux victimes la résidence dans le logement conjugal. Les mesures prises sont caduques si, à l’expiration d’un délai de quatre mois à compter de leur prononcé, aucune requête en divorce ou en séparation de corps n’a été déposée (article 220-1 du Code civil)[32].
  • 2006 : La loi renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs[33] est adoptée par le Parlement français. Elle prévoit une obligation de respect entre les époux, dans l’article 212. Elle introduit une aggravation des peines encourues « pour un crime ou un délit lorsque l’infraction est commise par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité » mais également « lorsque les faits sont commis par l’ancien conjoint, l’ancien concubin ou l’ancien partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Dès lors que l’infraction est commise en raison des relations ayant existé entre l’auteur des faits et la victime ». (Art. 132-80 du Code pénal). La loi modifie également d’autres articles du Code Pénal pour faire reconnaitre les violences au sein de toutes les formes de conjugalité (concubinage, PACS et mariage)
  • 2007 : loi relative à la prévention de la délinquance qui crée dans les violences volontaires et les agressions sexuelles une circonstance aggravante liée à l’emprise alcoolique ou de stupéfiants.
  • 2010 : les violences faites aux femmes deviennent la priorité affichée par la politique sociale nationale[34] ; la violence psychologique est reconnue comme condamnable dans la législation sanctionnant les violences entre conjoints.
  • 2011 : la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique est adoptée et la France l’a signée.

Notes et références

  1. Femmes victimes de violences conjugales, le rôle des professionnels de santé : rapport au ministre chargé de la santé [archive] par Roger Henrion (cf intro)
  2. Cité par Corbin, Courtine et Vigarello, Histoire de la virilité, 1-l’invention de la virilité de l’Antiquité aux lumières, Paris, Éditions du Seuil, page 208.
  3. The Myth of the « Battered Husband Syndrome [archive], Jack C. Straton, Ph.D.
  4. Murray Arnold Straus, Richard J. Gelles, Suzanne K. Steinmetz, Behind Closed Doors. Violence in the American Family, Transaction Publishers, 1980, 301 p. . La phrase est citée dans Makhtar Didouf, Lire Le(s) Féminisme(s): Origines-Discours-Critiques, L’Harmattan, 2012 (ISBN 978-2-296-54895-4) [lire en ligne [archive]], p. 204 .
  5. http://www.eurowrc.org/01.eurowrc/06.eurowrc_fr/france/13france_ewrc.htm [archive]
  6. Homo mulieri lupus. Marcela Iacub, Hervé le Bras. Les temps modernes, n° 623, février 2003
  7. Fausse route. Elisabeth Badinter. Odile Jacob, 2003
  8. http://www.scienceshumaines.com/les-violences-envers-les-femmes-enquete-et-debat_fr_3479.html [archive] Les violences faites aux femmes, enquêtes et débats] Gilles Marchand, Sciences humaines.com
  9. Nouvelles Questions Féministes (volume 22, n°3, 2003)
  10. Les temps modernes, M. Jaspard, E. Brown, S. Condon, J-M Firdion, D. Fougeyrollas-Schwebel, A. Houel et M.-A. Schiltz, « Violences vécues, fantasmes et simulacres », Les Temps modernes, n° 624, mai-juin-juillet 2003
  11. (en) Prevalence of intimate partner violence: findings from the WHO multi-country study on women’s health and domestic violence [archive], C Garcia-Moreno, H Jansen, M Ellsberg, L Heise, C Watts, Lancet 2006; 368:1260-1269
  12. Étude multipays de l’OMS sur la santé des femmes, et la violence domestique faite aux femmes – Ethiopie [archive] OMS, 2004
  13. Étude multipays de l’OMS sur la santé des femmes, et la violence domestique faite aux femmes – Chiffres de synthèse [archive] OMS
  14. a et b Rapport publié sur le site de l’INHES [archive] Observatoire national de la délinquance, Grand angle n°14 – juillet 2008
  15. La gendarmerie peut constater des cas de violence qui ne débouchent pas sur une plainte ; à l’inverse, il peut y avoir dépôt de plainte sans que pour autant les services de police ou de gendarmerie ne procèdent à la constatation d’une plainte, en l’absence de certificat médical
  16. Étude de faisabilité d’une évaluation des répercussions économiques des violences au sein du couple en France – Rapport [archive] Jean-Pierre Marissal, Charly Chevaley, CRESGE, novembre 2006
  17. Femmes/Egalité [archive] sur Ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale [archive].
  18. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/aide_aux_victimes/violence-couple/downloadFile/attachedFile/morts_violentes_au_sein_couples.pdf [archive]
  19. Viol entre époux [archive]
  20. La violence conjugale en 1999. Denis Laroche. Bulletin de l’Institut de la statistique du Canada, février 2002, volume 6, numéro 2 (page 6)
  21. Contexte et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes au Canada en 2004. Denis Laroche. Institut de la Statistique du Québec, 2007
  22. Rapport ONDRP 2007, p. 51-53 / Rapport ONDRP 2009, p 12-13 / Repères n° 14, décembre 2010, p. 5-7
  23. Sondage BVA sur les violences conjugales, in L’Express, 20 juin 2005, pp. 94-98
  24. a et b Article de l’association SOS-Papa [archive] d’après une étude de l’Insee et de l’INED
  25. Enquête Bodenmann et Gabriel, Questions familiales, février 2004, p.48
  26. (fr) Auteurs de violence au sein du couple : prise en charge et prévention [archive] , COUTANCEAU Roland, FRANCE. Ministère de la cohésion sociale et de la parité – Paris ; Ministère de la cohésion sociale et de la parité – mars 2006; Documentation française – p. 10-12
  27. Groupe de parole pour auteurs de violence conjugale : « Ce que nous savons de la violence conjugale » [archive]
  28. Présentation du dispositif sur « Violences conjugales Belgique » [archive] et l’association œuvrant pour le volet « Accompagnement des auteurs » [archive]
  29. http://www.cpvcf.org/ECO/IFR/i_his.html [archive], consulté le 30/03/2010 à 17h20.
  30. JASPARD M., Les violences contre les femmes, Paris, Ed. La Découverte, 2005, Coll. Repères, n°424, p 12-13-17.
  31. AUTEUR X., Dossier « La violence familiale », dans Jette info, n°108, avril 2004.
  32. Loi n°2004-439 du 26 mai 2004 – art. 22 JORF 27 mai 2004 en vigueur le 1er janvier 2005
  33. n° 2006-399 du 4 avril 2006 sur le site de Légifrance [archive]
  34. La lutte contre les violences faites aux femmes, « Grande Cause nationale » pour 2010 [archive] Site du gouvernement, 30 novembre 2009

Bibliographie

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  • Iciar Bollain,Te doy mis ojos (Ne dis rien), 2003 – FILM
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  • Micheline Christen (et al.) Vivre sans violence? dans les couples, les institutions, les écoles, Erès, 2004
  • Natacha Henry, Frapper n’est pas aimer, enquête sur les violences conjugales en France, Denoël, novembre 2010
  • Marie-France Hirigoyen ,Femmes sous emprise, Paris, Oh! Editions, 2005
  • Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien, Paris, Syros, 1998
  • Paul-Edmond Lalancette, La nécessaire compréhension entre les sexes, Québec, 2008, pp.263-285
  • Isabelle Levert, Les violences sournoises dans le couple, Paris, Robert Laffont, coll. Réponses, 2011.
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  • Isabelle Nazare-Aga, Les manipulateurs et l’amour, Montréal, L’Homme, 2000
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  • Jacques Salomé, Si on en parlait. Trouver une issue à la violence conjugale, Jouvence, 2003
  • Sophie Torrent, L’Homme battu, un tabou au cœur du tabou,Québec, Option Santé, 2003
  • Nathalie Zebrinska, La guerre secrète, vaincre la violence conjugale Paris, L’Harmattan, 2003
  • Kathy Souffron, Les violences conjugales, Toulouse : Milan, coll. « Les essentiels Milan », 2000
  • Fabrice Virgili, Virilités violentes, virilités inquiètes, in Jean-Jacques Courtine, Histoire de la virilité, tome 3, Paris, Seuil, octobre 2011, p.71-98.
  • Welzer-Lang Daniel, Les hommes violents, Paris, Petite collection Payot, 2005
  • Welzer-Lang Daniel, Arrête, tu me fais mal, la violence domestique : 60 questions, 59 réponses, Petite collection Payot, 2005.

 

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