L'homme victime de violence, des faits, des témoignages

La vérité sur les violences conjugales : des femmes violentes, des hommes victimes, des manipulations, un féminisme de combat sexiste …

La vérité sur les violences conjugales : des femmes violentes, des hommes victimes, des manipulations, un féminisme de combat sexiste …

La mise en place d’un ministère du « droit des femmes » entre une nouvelle fois en contradiction avec le principe égalitariste de notre république. Cet intitulé est en soit une discrimination puisqu’il repose sur l’idée qu’une catégorie de la population, définie par son sexe, mérite de la part de l’Etat, une attention et des services spécifiques, que ne mérite pas l’autre catégorie.

Or cette vision cache un grand nombre de faits qui tendent à être mis en lumière par des femmes et des hommes pionniers. L’une des thématiques oblitérée par cet intitulé est la violence conjugale subie par les hommes. Cet article se propose de donner la vision la plus proche de la réalité en ce qui concerne les violences conjugales.

 

1 – Vrai et faux chiffres sur la violence conjugale

L’enquête la plus citée et servant de référence pour les médias est celle de l’ENVEFF (Enquête Nationale sur les Violences Faites aux Femmes) de 2001. Cette enquête qui n’interroge que les femmes annonce 4 millions de femmes françaises âgées de 20 à 59 ans victimes de pressions psychologiques au sein de leur couple et que les agressions physiques s’élèvent à 2,5% au sein des couples. Cette enquête sert de référence aux media qui s’appuyant sur elle affirment qu’il y a en France 10% de femmes qui sont victimes de violences conjugales ou « battues ». Ces 10% se composent d’environ 2% de femmes victimes de violences physiques et 8% de femmes victimes de pressions psychologiques allant de la remarque désagréable jusqu’au harcèlement.

Cette enquête soulève de nombreuses questions quant à sa méthodologie : L’ENVEFF a été sévèrement critiqué notamment par Hervé Lebras et Marcela Iacub (Les temps modernes, n° 623, février 2003) qui ont pointé plusieurs biais majeurs :

- Brouillage de la frontière entre le sens juridique et le sens commun

- La méthode de classement des victimes de harcèlement moral est arbitraire

- Pas d’enquête similaire concernant les hommes permettant de conclure.

- Les refus de répondre à l’enquête (de l’ordre de 8 coups de téléphone refusés pour un accepté) pose la question du profil de la personne ayant répondu.

L’ENVEFF n’est donc pas une enquête fiable dans ses résultats et ne permet pas de conclure sur ce sujet. Cette enquête est un des exemples à ne pas suivre pour la collecte d’information sur les violences et est riche d’enseignements sur les méthodes mises en place pour travestir le réel (*).

Des chiffres plus fiables sont publiés par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Dans sa publication « Repères » n°15 de juillet 2011 réalisée avec l’INSEE, l’ONDRP estime qu’il y a 663 000 femmes et 280 000 hommes victimes de violence physique ou sexuelle au sein du ménage. Cet article se centre sur la problématique des violences conjugales soient les violences perpétrées par le ou la conjoint-e. Les chiffres de l’ONDRP sont :

* 296 000 femmes (soit une part relative de femme victime de 71 %)

* 117 000 hommes (soit une part relative d’homme victime de 29 %)

de 18 à 75 ans se déclarent victimes de violences physiques au sein de leur couple sur deux ans.

Ces chiffres sont très rarement évoqués et pourtant ils donnent une vision réaliste de la violence conjugale loin de l’image relatée par les homicides conjugaux (En 2010, 146 femmes et 28 hommes ont été tué(e)s par leur conjoint(e) ou ex-conjoint(e)) qui tendent à libeller les violences conjugales « violences faites aux femmes ». Ces cas dramatiques représentent 0.084% du volume total et ne permettent pas de conclure sur les autres situations ni d’en faire un étendard.

2 – Typologie des violences et méthodologie : une complexité peu mise en relief

Typologie des violences :

Il existe plusieurs types de violences : la violence physique, la violence sexuelle, la violence verbale et psychologique, la violence économique.

L’un des pionniers de la recherche sur la violence domestique, Murray Strauss, a développé une méthode de classification des violences : les « tactiques d’agressions » (Conflicts Tactics Scales). Cette méthode distingue les violences mineures comme les menaces de coup, le jet d’un objet potentiellement blessant, le fait de bousculer d’une façon qui aurait pu blesser des violences majeures les coups portés, les tentatives d’étranglement, l’utilisation d’une arme, les violences sexuelles.

Le chercheur Michael Johnson a complété cette approche en considérant des situations de couple. Il distingue la violence situationnelle liée à des conflits ponctuels du terrorisme conjugal qui est une relation d’emprise avec la volonté de détruire ou de dominer l’autre. Cela prend plusieurs formes : tentative de restreindre les contacts avec la famille ou les amis, propos blessants et rabaissement, jalousie, secret gardé sur le revenu familial …

Méthodologies comparées :

Les données françaises présentent (au moins) un biais grave concernant les violences conjugales : l’appréciation de la violence des actes est laissée en partie aux personnes enquêtées au travers de la question : « Est-il arrivé (…) qu’une personne qui vit actuellement avec vous, vous gifle, vous frappe, vous donne des coups ou vous fasse subir toute autre violence physique ? ».

Les chiffres français sont aussi partiels puisque les méthodes de comptabilisation ne sont pas exemptes d’idéologies ni de carence dans la prise d’information. La plupart des chiffres sont extrapolés de statistique de terrain. Les chiffres de la police ne font pas de distinction sexuée ni sur le milieu (intra / extra familial) du délit. Ceux de la gendarmerie font une distinction sexuée mais se contentent de prendre en compte le sexe de la victime seulement si c’est une femme. L’ONDRP considère depuis 2009 les faits de violence constatés sur une année ce qui explique la différence de volume avec les autres enquêtes.

Afin de mesurer cette violence, les anglo-saxons utilisent des questions fermées qui s’intéressent à des situations de violence : être menacé(e) de violence, se faire pousser, empoigner, bousculer, gifler, donner des coups de pied, mordre, frapper, battre ou étrangler, être menacé(e) à l’aide d’une arme à feu ou d’un couteau, ou être forcé(e) à se livrer à une activité sexuelle.

La méthodologie française a donc encore à apprendre de ce qui se fait à l’étranger. Dans la troisième partie de ce paragraphe, deux enquêtes québécoises sont prises en référence. Une telle approche n’est pas choquante puisque la France et le Québec sont très proche sur le plan culturel et sociétal. Logiquement, les volumes de victimes au Québec devraient être à peu près les mêmes qu’en France. Les enquêtes canadienne utilisent les « Conflicts Tactics Scales ».

Données québécoises :

1 – Le document « Prévalence et conséquences de la violence conjugale envers les hommes et les femmes » publié en 2005 analyse des données de 1999 et rapporte que :

* 6,1% des hommes (soit une part relative d’homme victime de 44 %)

* 7% des femmes (soit une part relative de femme victime de 56 %)

affirment avoir subi au moins un acte de violence conjugale (par leur conjoint(e) ou ex-conjoint(e)) dans les cinq années précédant l’enquête.

2 – En 2011, avec des données de 2009, le Centre canadien de la statistique juridique a publié son rapport « La violence familiale au Canada : un profil statistique », qui comprend une partie consacrée aux violences conjugales :

* 155 000 hommes (soit une part relative d’homme victime de 46 %)

* 178 000 femmes (soit une part relative de femme victime de 54 %)

se sont déclarés victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint(e) ou ex-conjoint(e) à partir des mêmes questions fermées que précédemment. Grâce à cette étude nous savons que sur cinq ans, 324 000 hommes et 280 000 femmes ont été victimes de violences situationnelles et 413 000 femmes et 228 000 hommes ont été victimes de terrorisme conjugal. Les hommes représentent 54% des victimes de violences situationnelles et 35% des victimes de terrorisme conjugal.

Les données québécoises donnent un volume sur 5 ans là où les données françaises s’intéressent sur 2 ans. Cela n’est pas un problème puisque nous nous intéressons au volume relatif des victimes suivant le sexe. Il est important de retenir que les données québécoises montrent un score d’environ 50/50 en terme de perpétration de violence conjugale. Il n’y a pas de spécificité française dans ce domaine mais un problème de mesure de la violence.

En effet, la perception de la violence suivant les hommes et les femmes est différent comme le note Denis Laroche, statisticien québécois : « le seuil à partir duquel certains actes tendent à être dentifiés spontanément par les femmes comme de la violence commence à un niveau de sévérité significativement moins élevé que ce n’est le cas chez les hommes. [...] Si le concept de « violence physique » est défini de manière plus large pour les femmes, il ne faut pas s’étonner qu’on observe dans leur cas des taux de prévalence plus élevés. »

Conclusion :

En conclusion, l’appellation « violence faites aux femmes » attribuée aux violences conjugales est complètement abusive et infondéepuisqu’en France comme au Québec, les enquêtes statistiques évaluent le nombre de victimes masculines à plusieurs dizaines de milliers par année.

Il est nécessaire de faire des enquêtes générales sur les violences en interrogeant le même nombre d’hommes et de femmes avec une méthodologie inspiré des « Conflicts Tactics Scales ». Cette étude devra être basé sur une très rigoureuse classification des actes et s’élargir à la problématique des fausses accusations, la violence judiciaire aidé par la complicité passive de l’état et des suicides induit par la violence situationnelle et le terrorisme conjugal (ces trois points sont actuellement dans un angle mort sociologique). Cette étude devra considérer les situations de violence mutuelle et s’intéresser à l’ »ovni » sociologique de la femme violente dans le couple.

La considération de la répartition démographique est capitale de la même façon que la prise en compte des facteurs socioprofessionnels, économiques, ethniques et du passif de l’interrogé-e. Ce dernier point pourra être développé au travers d’entretiens d’une heure réservé en seconde phase à 15% du volume des intérrogé-es.

Enfin, il est capital de se défaire de la dérive féministe idéologique qui veut confondre violence conjugales et violence faites aux femmes et ouvre à la binarité homme bourreau / femme victime. Ce discours imprègne jusqu’au législateur et aux médias alors qu’il va à l’encontre de la réalité sociologique. Ceci se traduit dans le réel par aucune prise en charge par les pouvoirs publics des hommes battus : pas de foyer d’hébergement, pas de sensibilisation de la gendarmerie et de la police à ce problème (beaucoup d’hommes voient leurs plaintes refusées) et une suspicion de culpabilité à l’encontre des hommes par les forces de l’ordre et la justice. A ce jour, il existe une seule association s’occupant des hommes victimes de violences conjugales : SOS Hommes Battus dirigée par Sylvianne Spitzer.

Le dernier mot est laissé à Marcela Iacub et à Hervé Lebras : «  Depuis quelques années, les politiques féministes en France ont pris la seconde voie. Il en résulte une victimisation des femmes ou plutôt une présentation victimiste. On observe ainsi un infléchissement des politiques victimistes, depuis quelques années, dans un sens répressif, on pourrait même dire « pan-répressif ».

Source de l’article et pour lire la suite : http://leblogdenash.over-blog.com/article-la-verite-sur-la-violence-conjugale-105781209.html

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